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Affiché le 7 janvier 2002

Agrodev Canada obtient un contrat pour un projet réalisé au Pakistan et financé par la Banque mondiale.

Le développement international est la raison d'être d'Agrodev Canada. Depuis 25 ans, cette petite firme de consultation d'Ottawa a réalisé plus de 300 projets dans 75 pays, la plupart avec le financement assuré par des institutions financières internationale (IFI). Son projet de cinq millions de dollars pour la gestion des ressources dans le nord du Pakistan, financé par la Banque mondiale, est un exemple éloquent du succès d'Agrodev - associer de bons partenariats, de bons contacts et, dans les mots du président d'Agrodev, M. Jack Baker, « la netteté de l'orientation ».

Agrodev Canada, dont les débuts remontent à 1976, est une firme qui appartient à ses employés et qui offre des services professionnels et des services de gestion à des clients du secteur privé et du secteur public dans le domaine du développement international. Son activité consiste à donner aux intervenants des moyens d'action pour le développement durable et la gestion des ressources humaines et naturelles en alliant les méthodes participatives et les techniques les plus modernes de planification et de gestion des ressources.

Une orientation qui correspond à la mission des IFI.

Cette orientation correspond bien aux priorités d'IFI telles que la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque interaméricaine de développement, le Programme des Nations Unies pour le développement et le Secrétariat pour les pays du Commonwealth, toutes institutions auxquelles Agrodev a fourni des services depuis des années pour la réalisation de projets dans des pays en développement.

Outre ses dix employés permanents, l'entreprise emploie des spécialistes-consultants selon ses besoins, pour la réalisation de projets dans divers domaines : développement social, développement organisationnel, formation et perfectionnement, gestion des ressources naturelles, environnement, pêches et aquaculture.

De 1995 à 1998, dans le cadre d'un projet plus global financé par un prêt de la Banque mondiale, Agrodev a apporté l'assistance technique voulue au gouvernement de l'Azad-Cachemire, au Pakistan, pour aider au développement de la capacité du pays d'assurer de façon durable la gestion de ses terres agricoles et de ses autres ressources naturelles. L'Azad-Cachemire est une des régions du Pakistan les plus pauvres et les plus vulnérables sur le plan de l'environnement.

« Nous avons apporté notre aide à la restructuration des services gouvernementaux pour que le type et la prestation des services gouvernementaux dans le domaine de l'agriculture et de la gestion des ressources naturelles soient déterminés par la demande, suivant les besoins de la société », explique M. Baker. « Nous avons aussi facilité une plus grande participation des intervenants. C'est un objectif que nous poursuivons dans tous nos projets. »

À cette fin, l'équipe d'assistance technique a favorisé et utilisé des approches de gestion participative pour permettre aux collectivités d'assumer la responsabilité administrative et financière de la définition, de la planification et de la réalisation d'activités axées sur le développement durable des ressources tout en améliorant leur niveau de vie. Le rôle des femmes et des groupes de femmes a reçu une attention particulière.

La netteté de l'orientation avant tout.

L'insistance de M. Baker touchant la « netteté de l'orientation » a trait à la définition des marchés-cibles. « Nous tâchons en général de cibler le marché avec beaucoup de soin, c'est-à-dire à viser un ensemble précis de pays, où nous possédons une certaine expérience, et des domaines dans lesquels nous pouvons montrer que nous avons déjà travaillé et avec succès. »

Pour Agrodev, ces pays sont le Bangladesh, la Jordanie et le Pakistan, de même que des pays du Sud-Est asiatique comme la Thaïlande, le Cambodge, Brunéi Darussalam et le Vietnam. Récemment, la firme a commencé à cibler l'Afrique, en particulier le Ghana et l'Éthiopie.

Étant donné sa présence au Pakistan depuis le milieu des années 1980, la firme était en bonne position pour obtenir le contrat financé par la Banque mondiale, même si elle n'avait encore jamais travaillé pour le gouvernement concerné. « Historiquement, nous avons fait beaucoup de travail au Pakistan, de sorte que nous savions que le projet allait être lancé », a expliqué M. Baker. « Nous n'avions jamais effectué de travail pour le gouvernement de l'Azad-Cachemire auparavant, mais un membre de notre personnel, Canadien d'origine pakistanaise, connaissait des gens dans cet État et y avait de bons contacts. Nous avons donc pensé que l'occasion était excellente et correspondait à nos capacités, et nous avions des contacts et une expérience antérieure au Pakistan. »

Les partenariats renforcent la proposition.

L'étape suivante consistait à bâtir une proposition gagnante. Pour Agrodev, cela signifiait qu'il fallait recueillir des renseignements sur le projet et réunir une équipe convenable. Selon M. Baker, « ... une fois qu'on est inscrit sur la liste de sélection finale, il faut s'assurer de présenter une proposition exceptionnelle et réunir une équipe excellente. »

Après avoir réuni une équipe de consultants canadiens, Agrodev a fait équipe avec l'Université de Guelph, pour offrir de la formation dans le domaine du bétail, de même qu'avec l'institut américain Winrock International pour le développement agricole. « Winrock est un intervenant mondialement reconnu dans le domaine de l'agriculture et de la gestion des ressources et possède un très grand réseau d'experts aux États-Unis et partout dans le monde », explique M. Baker.

La proposition d'Agrodev a encore été renforcée par une lettre de soutien concernant une subvention de formation du Programme de coopération industrielle de l'Agence canadienne de développement international (ACDI-PCI). « Nous nous sommes adressés aux responsables de l'ACDI pour leur faire connaître notre intérêt pour ce projet et leur dire que la réalisation en serait fortement améliorée s'il était assorti d'un programme de transfert de technologie; ils nous ont fait parvenir une lettre de soutien indiquant que la subvention allait être consentie si nous obtenions le contrat. »

L'expérience de collaboration d'Agrodev avec l'ACDI remonte en fait aux débuts de la firme, à l'époque où les projets de l'ACDI lui ont donné sa première expérience des marchés étrangers - expérience indispensable pour obtenir des contrats de projets financés par des IFI. « Nos premiers travaux ont été réalisés pour l'ACDI, et nous avons utilisé cette collaboration comme tremplin vers les marchés des IFI », explique M. Baker.

Après avoir obtenu le contrat de réalisation du projet, l'équipe d'Agrodev a retenu les services de consultants locaux référés par le client, c'est-à-dire par le gouvernement de l'Azad-Cachemire. « Nous travaillons toujours avec des consultants locaux. Ils possèdent une expertise et des connaissances spécialisées relativement aux circonstances et aux méthodes opérationnelles locales. »

Garder le contact.

Bien que M. Baker dise que sa firme n'oriente pas ses efforts de commercialisation vers la cueillette de renseignements sur des projets à venir - « avec l'amélioration de la technologie, les renseignements sont rendus publics et faciles à obtenir » -, il n'en recommande pas moins de rendre visite aux responsables des IFI ciblés par l'entreprise. « Nous effectuons des visites à la BAsD et à la Banque mondiale deux ou trois fois par an pour parler aux personnes responsables de l'attribution des missions. »

Ces visites, dit M. Baker, ont encore plus d'importance lorsqu'il s'agit de projets d'assistance technique financés par la BAsD, du fait que dans ce cas-là c'est la BasD elle-même qui prend la décision touchant l'attribution du contrat. (Pour les autres projets, où il n'y a pas d'assistance technique, c'est le gouvernement ou l'agence qui reçoit le financement de l'IFI qui prend cette décision.)

Agrodev continue de s'activer : elle a actuellement au Cambodge un projet de développement des pêches financé par la Banque mondiale, un important plan directeur pour un projet d'horticulture réalisé à Brunéi et financé par le Secrétariat pour les pays du Commonwealth et des évaluations de grands projets en Afrique du Sud et au Bangladesh - sans parler d'une proposition actuellement à l'étude en vue de la réalisation d'un projet financé par l'ACDI au Ghana dans le domaine de la sécurité alimentaire et d'une autre proposition pour la réalisation d'un grand projet de diversification des cultures au Bangladesh. Tout cela montre que les stratégies de la firme sont des modèles à suivre.

Pour plus de renseignements, on peut contacter :

Direction du financement à l'exportation, MAECI
Tél. : (613) 995-7251
Courriel : ifinet@international.gc.ca

ou :

M. Jack Baker, président
Tél. : (613) 234-3300, poste 245
Courriel: jbaker@agrodev.ca


Dernière mise à jour:
2004-07-29

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