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L'AUCC passe rapidement aux ligues majeures en accédant aux projets en éducation financés par des IFIAprès deux ans d'efforts l'Association des universités et collèges du Canada (AUCC) a obtenu et signé son premier contrat avec une insitution financière internationale (IFI). Voilà toute une réalisation pour M. John Coleman, directeur des projets avec les banques multilatérales, direction des programmes internationaux et canadiens, et ses collègues de l'AUCC. Le marché mondial de l'éducation est varié. En premier lieu, on retrouve les activités qui visent à attirer des étudiants étrangers au Canada, ce qui contribue à la richesse de la vie étudiante sur les campus canadiens, sans oublier l'apport financier que constituent les frais de scolarité versés par ces étudiants. Deuxièmement, soulignons les cours offerts à l'étranger par les universités et collèges canadiens, démarche lucrative pour les établissements du Canada et qui se traduit généralement par des contrats de services où des professeurs, des cours et du matériel pédagogique canadiens sont envoyés à l'étranger. Troisièmement, et c'est là qu'interviennent M. Coleman et ses collègues de l'AUCC, le Canada cherche à offrir son expertise technique dans le cadre de projets visant à aider les pays en développement à améliorer leurs réseaux d'éducation. « Nous nous concentrons sur la vente de l'expertise canadienne en matière d'éducation, principalement dans des projets de développement financés par des IFI, explique M. Coleman, mais aussi dans des projets qui visent à favoriser une saine régie du système judiciaire ou financier, par exemple. « Les contrats bilatéraux de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) engendrent déjà des activités intenses de coopération dans le domaine de l'éducation. Nous misons là-dessus pour dénicher et obtenir des contrats de réforme de l'éducation dans des pays en développement et mettre en oeuvre ces projets financés par des IFI. » Il s'agit d'un marché important mais difficile à quantifier avec précision. On sait que les projets d'éducation comptent pour environ 7 % du total des prêts consentis par les banques de développement, soit à peu près 40 milliards de dollars américains par année. La majeure partie de ces fonds sert à l'achat de matériaux de construction, d'équipement et de matériel pédagogique ainsi qu'à l'embauche d'experts locaux, mais une part d'environ 150 millions de dollars américains par année est consacrée à des services de consultation internationale en matière d'éducation. C'est dans ce marché qu'évolue l'AUCC. « Les projets d'éducation des banques de développement sont axés sur certaines priorités, précise M. Coleman. Entre autres la formation des enseignants, l'élaboration de programmes, les tests et les évaluations, les nouveaux outils pédagogiques, les modes de prestation - dont la téléformation - la gestion améliorée de l'éducation et son financement, et l'implication accrue des collectivités. Pour l'essentiel, l'argent des IFI est destiné à l'amélioration de l'éducation de base aux niveaux primaire et secondaire, à l'alphabétisation et à l'acquisition de compétences, mais une certaine partie vise aussi à renforcer les études supérieures. » Ancien haut fonctionnaire au ministère des Finances du Canada, puis directeur administratif pour le Canada à la Banque européenne à Londres, M. Coleman a commencé son mandat à l'AUCC au début de 1999. L'Association représente les 92 universités et collèges canadiens qui décernent des diplômes au Canada et à l'étranger; elle a pour mission de donner un caractère international aux études supérieures au Canada. Dans ses efforts visant à obtenir des contrats des IFI, M. Coleman a procédé de manière systématique. Tout d'abord, il a effectué des études de marché, lu des documents d'information et surveillé les sites internet des IFI; il a aussi rencontré des représentants des IFI, des experts en éducation dans les pays en développement et des Canadiens du secteur afin d'évaluer les défis et les débouchés éventuels. Plus tôt que prévu, l'AUCC a été invitée à soumissionner sur un petit projet financé par la Banque mondiale en Russie dans le domaine du fédéralisme fiscal, en raison de l'expérience acquise dans le cadre d'un projet similaire mis en oeuvre par l'ACDI dans ce pays. M. Coleman s'est associé à ARA/KPMG pour rédiger une « excellente proposition technique » qui a malheureusement été écartée au profit d'une offre moins chère présentée par un cabinet de consultants de Russie. M. Coleman n'éprouve aucun regret à la suite de cette défaite en Russie. « Dans ce milieu, il faut faire ses armes pour s'améliorer. C'était important d'essayer, dit-il avec un sourire, pour passer de l'étape des études de marché à l'apprentissage par l'échec. » La deuxième année, M. Coleman a concentré ses efforts sur ce qui apparaissait comme un marché prometteur à la lumière de ses études de marché, c'est-à-dire les contrats d'assistance technique offerts par la Banque asiatique de développement (BAsD). « Il s'agit de fonds non liés versés à des projets de taille relativement réduite allant de 200 000 dollars américains à 2 millions de dollars américains, raconte-t-il. Ils sont accordés directement par les représentants de la BAsD, ce qui rend le processus de soumission moins complexe et plus transparent. N'importe quel nouvel arrivant sur le marché des services financés par les IFI devrait emprunter cette voie, pourvu qu'il ait déjà de bonnes raisons d'évoluer sur le marché asiatique. » C'est ce qu'il fit et, au milieu de sa deuxième année, M. Coleman et l'AUCC se sont retrouvés sur une liste restreinte aux fins de l'octroi d'un contrat d'éducation non formelle au Bangladesh après une période où ils ont « saisi toutes les occasions qui se présentaient » à la BAsD. Avec l'aide d'une équipe informelle formée de ses collègues à l'AUCC et d'une subvention du Programme de développement des marchés d'exportation couvrant jusqu'à 50 % des coûts de consultation, de déplacement et de préparation du matériel promotionnel, qui a permis à l'Association d'embaucher une deuxième personne pour s'occuper des projets des banques de développement, tous ces efforts ont finalement porté leurs fruits : le premier contrat obtenu d'une IFI, d'une valeur de 600 000 dollars américains. D'intenses préparatifs ont précédé une deuxième tentative visant à passer d'une liste restreinte à la signature d'un contrat. Notamment une visite sur place qui a donné lieu à la signature d'une entente où le plus important cabinet de consultation en éducation du Bangladesh, Pathmark Associates, convenait d'agir en qualité de partenaire local de l'équipe d'experts constituée par l'AUCC. Avec la mise en oeuvre du projet, le rythme s'accélère encore : l'exécution du projet est en cours et, entre-temps, l'Association a accédé à une liste restreinte et vient de soumettre ses propositions sur deux autres projets d'assistance technique de la BAsD, dont l'un est d'envergure beaucoup plus grande. « L'élaboration de ces deux nouvelles propositions au même moment nous a permis de sentir que nous commencions à comprendre ce secteur complexe, rappelle M. Coleman. Pour réussir, il nous a fallu bâtir la bonne équipe et travailler en harmonie. Et nous attendons en ce moment de savoir si nous pouvons le refaire et le réaliser encore deux fois ou même trois fois de suite. » Pour plus de renseignements, communiquer avec :
Direction du financement à l'exportation, MAECI |
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