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La société de géomatique BGJLR élabore un nouveau plan
avec la Banque mondiale en Afrique

Il n'est pas rare d'entendre parler d'entreprises canadiennes qui fournissent leur expertise en génie pour exécuter des projets hydroélectriques financés par les banques multilatérales de développement (BMD). Il est un peu moins fréquent qu'une expertise soit utilisée pour aider des personnes touchées par une ligne de transport d'électricité. Pourtant, c'est exactement la raison pour laquelle une société de géomatique, le groupe BGJLR, a été engagée en Sierra Leone en 2004 dans le cadre de son premier projet avec la Banque mondiale (BM). En collaborant avec un consultant expérimenté dans les affaires de la BM pour élaborer un plan de réinstallation pour les personnes qui vivent le long d'un grand corridor où se trouvent des lignes de transport d'électricité, le groupe est maintenant en bonne voie de faire connaître ses capacités à la Banque mondiale.

Créé en 1994 à partir d'un consortium de six entreprises et installé à Québec, le groupe BGJLR est une société de géomatique qui se spécialise dans tous les aspects des questions cadastrales. L'entreprise, qui compte 60 employés, fournit aussi des services de gestion des ressources naturelles à l'aide de technologies de l'information modernes, y compris des systèmes d'information géographique (SIG), la télédétection et l'intelligence artificielle. Important fournisseur de services de cartographie au gouvernement du Québec, elle a également travaillé dans plus de 15 autres pays, dont les États-Unis, le Mexique, la Turquie, le Honduras, la Bolivie, le Brésil, le Pérou, le Chili, l'Argentine et d'autres États d'Amérique latine, d'Afrique et d'Europe de l'Est.

C'est dans le cadre de ses activités avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI) en 2000, 2001 et 2002 que l'entreprise a remporté plusieurs marchés au Honduras et en Bolivie, où elle a mis au point des systèmes cadastral et d'administration fiscale pour diverses municipalités. Plutôt que de s'en tenir au niveau administratif, le groupe préfère rencontrer les habitants et leurs représentants pour déterminer quels terrains leur appartiennent et pour les convaincre des avantages d'enregistrer ceux-ci et de payer des impôts. Le principal avantage pour les habitants réside dans le fait qu'ils détiennent alors un droit incontestable pour leur terrain.

« Lorsque vous arrivez chez quelqu'un et lui annoncez qu'il va maintenant payer des impôts, vous ne vous en faites pas un ami, déclare M. Michel Côté, le président du groupe BGJLR. Nous devons faire accepter l'idée que, s'ils contribuent tous financièrement au développement de leur communauté, ils en profiteront en obtenant plus de services. Nous leur disons également que, s'ils possèdent un titre libre de propriété enregistré, ils seront en mesure de demander un prêt à leur banque pour entreprendre leurs propres projets. »

Si on en juge par la réussite de ses contrats avec l'ACDI, l'entreprise possède manifestement les compétences nécessaires pour traiter avec les habitants sur des questions délicates. Ainsi, même si l'élaboration d'un plan de réinstallation en Afrique dépassait le domaine d'expérience habituel de l'entreprise, celle-ci possédait toutes les compétences nécessaires pour obtenir la coopération des habitants pour une question délicate.

Le projet hydroélectrique Bumbuna se trouve sur le fleuve Seli, à 225 kilomètres au nord-est de la capitale de la Sierra Leone, Freetown. Le projet était réalisé à 85 % au début des années 1990, lorsqu'il a été interrompu pendant une décennie en raison de la guerre civile, qui a pris fin en 2002. Le gouvernement de la Sierra Leone, en collaboration avec la Banque mondiale et ses autres partenaires financiers, est maintenant résolu à terminer cet important projet, qui apportera de l'électricité et des services à Freetown, ainsi qu'à d'autres grandes villes situées le long du corridor où se trouvent des lignes de transport d'électricité.

Une partie importante du projet consiste à réinstaller et à indemniser de façon juste et équitable les personnes qui vivent dans le corridor de 225 kilomètres de long et de 30 mètres de large, reliant Bumbuna à Freetown. Environ 3 500 ménages sont touchés. La Banque mondiale veut faire en sorte que tous les habitants soient réinstallés ou indemnisés de façon à se trouver dans une situation équivalente ou meilleure.

Le groupe BGJLR ne possédait aucune expérience de la soumission à des projets de la BM. Le consultant québécois, M. Paul Willcott, un gestionnaire de projets internationaux qui avait été très satisfait d'une collaboration antérieure, s'est mis en relation avec lui. Le groupe a ainsi pu compter sur l'expérience de M. Willcott, en tirer un enseignement et un avantage pour présenter des propositions à la Banque mondiale.

Le projet de 280 000 $US, réalisé entre juillet et octobre 2004, nécessitait la préparation et la tenue d'un sondage auprès de toutes les personnes touchées par le projet hydroélectrique afin d'établir la valeur de leurs terrains et autres biens ainsi que d'élaborer un plan d'action pour la réinstallation à partir des résultats de ce sondage. À l'aide d'une technique de télédétection, l'entreprise a aussi établi une carte de tous les terrains à l'intérieur du corridor ainsi que de ceux situés à proximité pour une éventuelle réinstallation.

Le consortium avait en fait aussi soumissionné un deuxième projet en même temps, mais n'a remporté que ce marché. Toutefois, « la Banque mondiale s'est montrée très satisfaite lorsqu'elle a vu de quelle façon nous atteignions nos résultats, par comparaison avec l'autre consultant chargé du deuxième projet », a déclaré M. Côté.

Sachant que la Banque apprécie son travail, l'entreprise prévoit rencontrer des représentants de la BM à Washington dans un proche avenir « afin de nous présenter et d'expliquer qui nous sommes et ce que nous pouvons faire en dehors de ce que nous avons déjà réalisé, qui ne constitue qu'une petite partie de nos activités ».

Le président sait qu'il est important d'entretenir des relations avec les banques multilatérales de développement et d'informer ces dernières de votre domaine de compétence. Il est aussi essentiel, selon lui, de se tenir au courant des préoccupations et des projets futurs des BMD. « Il est vital de connaître leurs priorités pour collaborer avec elles et répondre à leurs besoins, plutôt que leur suggérer de nouveaux projets. Le cadastre et l'environnement constituent les principales préoccupations des BMD. Notre expérience correspond bien à leurs besoins. »

M. Côté souligne également l'importance d'avoir un agent sur le terrain pour s'occuper des marchés dans les pays d'Amérique latine, comme le Honduras. « Il est impossible de faire des affaires par téléphone. On peut entreprendre des activités de cette façon, mais, pour les poursuivre, vos clients et vos partenaires souhaiteront vous rencontrer en personne et établir une relation avec vous. La situation est différente en Amérique du Nord, où nous utilisons constamment des courriels et l'Internet. Dans les pays latino-américains, vos contacts préfèrent toujours les rencontres individuelles. Une poignée de main est plus importante que des renseignements tirés de l'Internet. »

Disposant au Honduras d'un agent qui est toujours à l'affût de nouveaux débouchés, le groupe tente actuellement d'obtenir un contrat de la Banque interaméricaine de développement dans ce pays, grâce à des relations établies lors d'une mission dirigée par Industrie Canada à l'automne 2004.

Pour de plus amples informations, veuillez communiquer avec:

la Direction du financement international
Commerce international Canada
Tél.: (613) 995-7251
Courriel: ifinet@dfait-maeci.gc.ca

ou avec

M. Marc Girard, CMA, directeur général
Groupe BGJLR
Tél.: (418) 522-0060
Téléc.: (418) 522-6084
Courriel: mgirard@bgjlr.com


Dernière mise à jour:
2005-04-15

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