Une recommandation de l'ambassade mène
au succès d'Éducation Internationale avec la Banque mondiale
Au début de 2001, Éducation Internationale (EI) a soumis une lettre d'intérêt pour un projet financé par la Banque mondiale (BM) au Liban, mais elle n'a pas été présélectionnée. Plusieurs mois plus tard, l'organisation de Québec a soumis des lettres d'intérêt pour quatre projets semblables et, cette fois, elle a été présélectionnée pour deux d'entre eux. La différence? Entre les soumissions, EI a assisté à un séminaire en éducation organisée par l'ambassade du Canada à Beyrouth et a appris un fait important : il faut avoir un partenaire libanais pour les projets financés par la BM au Liban. Ayant trouvé deux partenaires grâce à des contacts établis à l'activité de l'ambassade, EI a obtenu un projet de 500 000 $US pour l'automatisation des examens du ministère libanais de l'Éducation en avril 2002.
Créée en 2001 et établie à Québec, Éducation Internationale est une coopérative d'environ 50 commissions scolaires québécoises et autres organisations du milieu de l'éducation, qui mettent en commun leurs ressources pour offrir leur expertise à l'échelle internationale dans les domaines de la formation générale et professionnelle ainsi que de l'éducation des adultes. Offrant aussi des échanges d'étudiants et d'enseignants, EI concentre environ 85 % de son travail sur le développement international.
Actuellement, la coopérative a des activités à Beijing, en Chine. Un projet au Gabon, financé par la Banque africaine de développement (BAfD), est également prévu, alors que chacun des membres d'EI ont réalisé des projets en collaboration avec l'Agence canadienne de développement international. Le projet au Liban est le premier projet financé par la BM qu'EI a obtenu.
EI a participé au séminaire en éducation de l'ambassade en avril 2001, après avoir participé à une mission commerciale au Liban parrainée par le ministère du Commerce du Québec. Étaient aussi présents les représentants du ministère de l'Éducation du Liban et les représentants de la Banque mondiale responsables des projets d'enseignement du pays. « Nous nous sommes réunis une journée pour discuter des projets d'enseignement professionnel, la journée d'ensuite nous avons abordé les projets d'enseignement technique, explique la secrétaire générale d'EI, Mme Colette Giroux. C'est après avoir pris part à ce séminaire en éducation que nous avons compris qu'il nous fallait un partenaire libanais. »
EI a trouvé ce partenaire – Development Services – grâce à des contacts établis pendant le séminaire en éducation. La société d'enseignement de Beyrouth a plusieurs mandats dans le développement international et beaucoup d'expérience au Liban. Comme l'explique Mme Giroux, le président de Development Services, M. Jean Akl, a été le directeur de l'enseignement technique et professionnel du Liban avant la guerre. « Le Liban est un pays dont les habitants sont très instruits; c'est seulement qu'après de nombreuses années de guerre ils ont besoin d'un peu d'aide pour se remettre sur les rails. »
Grâce à sa capacité de tirer parti de l'expertise de ses membres, EI était bien en mesure de prêter cette assistance. L'expertise technique du contrat est fournie par une entreprise membre d'EI, la Société de gestion du réseau informatique des commissions scolaires (GRICS), une entreprise de technologie de l'information établie à Montréal qui offre des solutions dans le secteur de l'éducation à l'échelle provinciale, nationale et internationale. GRICS est devenue un fournisseur de choix pour les conseillers pédagogiques, ainsi que pour les produits et services de TI.
Quant au contrat, le partenariat d'EI crée une base de données automatisée des questions d'examen pour la spécialisation en électronique de la Direction générale de l'enseignement professionnel et technique du ministère libanais de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur. Un troisième partenaire, la société suédoise Hifab Swedec, une entreprise avec laquelle Development Services avait déjà collaboré, prend part au projet. (La décision concernant le deuxième projet pour lequel EI a été présélectionnée est en instance.)
Le contrat consiste à définir le contenu des cours du programme d'électronique, à créer la banque de questions d'examen et à développer le logiciel pour gérer la banque de questions. Il s'agit d'un projet pilote qui devrait se terminer en juin 2003. « Si tout va bien, le contrat sera prolongé pour les autres cours », explique M. Michel Fréchette, directeur des services pédagogiques de la Société GRICS. Fréchette peut également utiliser la technologie, sous forme de courriel, afin de poursuivre la réalisation du projet lorsque la crise au Moyen-Orient l'empêche d'aller travailler au Liban.
La relation d'EI avec l'ambassade du Canada à Beyrouth ne s'est pas terminée après le séminaire en éducation. « Chaque fois que je vais à Beyrouth, je me rends à l'ambassade pour rencontrer l'agent commercial responsable de l'éducation, M. Lajos Arendas, » déclare Mme Giroux. « Nous l'avons informé de notre intérêt continu à exercer des activités au Liban et de nos secteurs d'intérêt. Comme je désirais également qu'il connaisse mon partenaire libanais, j'ai organisé leur rencontre. Je sais que nous avons besoin des ambassades; elles peuvent nous proposer des contacts locaux, ou nous renseigner sur de petits projets dont nous n'entendrions probablement pas parler par d'autres voies. »
En ce qui a trait au projet en instance au Gabon, qui est financé par la BafD et vise à renforcer l'enseignement technique et professionnel pour le ministère de l'Éducation nationale, l'ambassade du Canada au Gabon, déclare Mme Giroux, « a beaucoup aidé. L'ambassadeur Louis Poisson s'est rendu lui-même au ministère de l'Éducation pour présenter notre proposition à temps, ce qui a montré au gouvernement du Gabon qu'EI a l'appui du gouvernement canadien. Il a également suivi le cheminement de la proposition et le processus décisionnel; il était notre pied à terre. Je dis toujours aux autres entreprises : allez à l'ambassade et vous verrez comment son personnel peut vous aider. »
EI s'assure également de garder contact avec M. Stéphane Charbonneau, directeur du Bureau de liaison avec les institutions financières internationales (BLIFI) à l'ambassade du Canada à Washington. « Je l'informe de nos activités au Liban et de nos intérêts dans d'autres projets, et il nous aident beaucoup en nous tenant au courant des projets à venir. »
« En plus d'avoir accès à l'aide du Service des délégués commerciaux du Canada, la chose la plus importante pour obtenir des projets financés par la Banque mondiale, affirme Mme Giroux, est de trouver le bon partenaire. De nombreuses personnes désirent collaborer avec vous; vous devez être très rigoureux. » Elle conseille de trouver un partenaire qui a fait ses preuves sur le marché et dans le secteur où vous travaillez, et qui a déjà établi des partenariats avec d'autres entreprises.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec:
La Direction du financement à l'exportation, MAECI
Tél. : (613) 995-7251
Courriel : ifinet@international.gc.ca
ou
Madame Colette Giroux, secrétaire générale
Éducation Internationale
Tél. : (514) 350-8060
Courriel : cgiroux@education-internationale.com
Site Web : www.education-internationale.com
Date de publication: 2003/04/29
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