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Lambert Somec contribue à l'électrification du Sénégal
grâce à un financement de la
Banque africaine de développement

Il a fallu un an et demi de dur labeur et de persévérance à l'entreprise Lambert Somec inc. pour surmonter les nombreux défis que représentait la réalisation de son dernier grand projet en Afrique occidentale. En avril 2002, l'entreprise de construction électromécanique, en partenariat avec GLR, une autre entreprise québécoise, a terminé deux contrats clés en main de construction de lignes de transport haute tension sur les parcours Matam-Dagana au Sénégal et Dagana-Nouakchott en Mauritanie. Ces deux contrats, d'une valeur de 50 millions de dollars canadiens , ont bénéficié d'un financement de la Banque africaine de développement (BAfD) et du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES). Le client final, soit la Société de gestion de l'énergie de Manatali (SOGEM), a son siège à Bamako au Mali, mais œuvre aussi au Sénégal et en Mauritanie. Il s'agit du deuxième projet financé par des institutions financières internationales exécuté au Sénégal par Lambert Somec, qui a aussi installé un réseau électrique complet à l'Université de Dakar, en 1999, au titre d'un contrat financé par la Banque mondiale.

Une vive concurrence internationale

Lambert Somec suivait l'évolution de ce projet depuis trois ans avant que l'appel d'offres international ne soit publié. « Nous avons commencé à suivre ce projet en 1997, déclare le président de Lambert Somec, Denis Linteau, et, en 1999, nous avons répondu à un appel d'offres de SOGEM, à l'instar de certaines entreprises de France, d'Espagne, d'Allemagne et d'Inde. La concurrence était rude, mais la coentreprise Lambert Somec/GLR est celle qui avait déposé l'offre la plus alléchante ».

En mars 2000, l'entreprise a signé le contrat, qui devait entrer en vigueur en septembre suivant. « Il a fallu six mois avant que la SOGEM n'obtienne les autorisations des gouvernements de chacun des trois pays qu'elle représente et qu'elle procède au démarrage du projet », explique M. Linteau. Cependant, l'ambassade du Canada à Dakar a contribué grandement à activer le processus. « Les délégués commerciaux canadiens nous ont appuyés en rencontrant les fonctionnaires responsables, ce qui nous a permis d'obtenir les documents requis du gouvernement du Sénégal en deux jours seulement ».

Des défis multiples

Les multiples facettes du projet en Afrique occidentale le rendaient d'une grande complexité, comme l'explique M. Linteau. « D'abord, il s'agissait de construire 500 km de lignes haute tension de 225 kV au Sénégal et en Mauritanie. Ces deux pays, bien que voisins, sont diamétralement opposés tant sur le plan physique que sur le plan des cultures, ce qui n'a guère facilité la tâche. En Mauritanie, par exemple, la ligne de transport traversait le désert sur toute sa longueur et ensuite le fleuve, tandis qu'au Sénégal, la ligne traversait la plaine. Ensuite, la différence profonde des cultures entre ces deux pays a engendré de nombreuses difficultés lors des déplacements et de la traversée des frontières. » Pour ajouter à la complexité de la situation, le gestionnaire du projet, la SOGEM, était établi à Bamako, au Mali, alors que ses employés provenaient de différentes régions du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali. Pour leur part, les deux financiers, la BAfD et le FADES, avaient leur siège respectivement en Côte d'Ivoire et au Koweït. « Il va sans dire que les communications se sont avérées un véritable casse-tête tout au long de l'exécution du projet », déclare M. Linteau.

En dépit des difficultés rencontrées, Lambert Somec a exécuté les travaux avec compétence et célérité. Non seulement une équipe de 12 experts canadiens avait installé avec succès les lignes de transport en avril, mais l'ensemble du projet a été achevé en 18 mois — six mois avant la date prévue d'achèvement.

Une présence régionale bien établie

Lambert Somec a été active au Sénégal au cours des dernières années, réalisant des travaux d'électricité dans le cadre de l'agrandissement de la cimenterie Sococim et pour le compte de la Bibliothèque de l'Université de Dakar. Le deuxième projet, financé par la Banque mondiale et faisant l'objet d'un contrat de sous-traitance par l'entremise d'une entreprise sénégalaise, comprenait la fourniture d'un système électrique complet, notamment la distribution, les alarmes incendie, l'éclairage et un générateur de secours. Dans le cadre du programme national d'urgence visant à accroître l'approvisionnement en électricité de Dakar, Lambert Somec a installé une turbine au mazout de 37,4 MW en 1999. De plus, sa filiale sénégalaise, Socere Lambert Somec, qui a participé à tous ces projets, a installé quelque 1 200 km de lignes électriques au titre du programme d'électrification rurale dans plus de 100 villages. Elle a également procédé à la remise à neuf et à l'extension du réseau d'éclairage public et des feux de circulation de la ville de Dakar.

En vue d'assurer le succès de ses projets internationaux, Lambert Somec travaille de concert avec Exportation et développement Canada (EDC), en ce qui concerne les services de financement, d'assurances et de cautionnement. De plus, la société a bénéficié d'une contribution du Programme de coopération industrielle de l'ACDI pour la formation de son personnel local, un autre aspect crucial, de déclarer M. Linteau. « Ce programme nous a permis d'envoyer nos spécialistes au Sénégal à plusieurs reprises entre 1999 et 2001 afin de former sur place des techniciens, des ingénieurs et des comptables et d'envoyer des employés sénégalais au Québec pour y compléter leur formation », ajoute M. Linteau.

Lambert Somec a réalisé, depuis 20 ans, seule ou de concert avec des partenaires, des projets d'envergure dans les Antilles et dans divers pays du continent africain comme le Cameroun, le Rwanda et la Guinée. L'entreprise emploie environ 500 personnes à son siège social de Québec et à ses bureaux de Boucherville et de Tracy, au Québec.

Pour plus d'information, communiquer avec :

La Direction du financement à l'exportation, MAECI
Tél. : (613) 995-7251
Courriel : ifinet@international.gc.ca

ou

M. Denis Linteau, président
Lambert Somec inc.
Tél. : (418) 687-1640
Courriel : dlinteau@lambertsomec.com
Internet : www.lambertsomec.com

Date de publication: 2002/10/25


Dernière mise à jour:
2004-07-29

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